Le bonnet et les diatomées

Dans l’affaire Grégory, il a été émis l’idée que l’enfant s’était noyé accidentellement dans sa baignoire et que sa mère aurait jeté l’enfant à la Vologne pour déguiser l’accident en crime. Nous avons démontré l’absurdité de cette hypothèse par la chronologie. Notre travail correspond parfaitement au mémoire de Me Chastand Morand. Nous avons aussi vu que la personnalité de Christine Villemin était incompatible avec l’assassinat de son enfant ou le jet de celui-ci à la rivière après un accident. Nous n’avons pas trouvé de cas de noyade dans une baignoire d’un enfant de quatre ans. Dès que l’enfant tient debout, le risque devient quasi nul. L’hypothèse d’une noyade dans un sceau ou dans une baignoire se trouve confortée par l’absence de diatomées dans l’eau retrouvée dans les poumons de Grégory à l’autopsie. Nous avons réalisé l’examen sous microscope stéréoscopique de l’eau de la Vologne prélevée en 2018 à divers grossissements de x60 à x240.

Nous avons constaté qu’en certains endroits l’eau était très claire tandis qu’à d’autres elle était très chargée du fait de la présence de débris végétaux en décomposition. Nous avons filtré l’eau avec une chaussette et un bonnet de laine. Nous avons vu que ces éléments retenaient les particules de diamètre supérieur à quelques microns et qu’un colmatage intervenait rapidement. Précisons que l’enfant s’est rapidement noyé et a respiré très peu d’eau. 

 Dans un groupe  Facebook, une personne qui semble travailler pour le pisciniste Desjoyaux a prétendu que le bonnet n’avait pas pu bloquer les diatomées. À l’appui de sa démonstration, il a relevé qu’un filtre à sable ne bloquait que les particules supérieures à 80 microns et a sous-entendu que les diatomées, de diamètres inférieur (0,5 microns) passaient à travers un filtre à sable et donc à fortiori à travers un bonnet de laine. Cette personne  qui se nomme « jenesaisrien » sous-entend donc qu’un bonnet de laine filtre moins qu’un filtre à sable. 

 Notre livre déjà assez épais ne comporte pas l’ensemble de nos recherches. Nous apportons donc des explications  afin d’éclairer nos lecteurs dur la filtration par la laine et plus généralement les tissus.

 La filtration en piscine consiste à faire passer de l’eau sous pression à travers un filtre. Ce phénomène est différent du passage de particules dans une rivière à travers un bonnet. l’inspiration du petit Grégory créant un différentiel de pression dix voire cent fois moins élevé qu’une pompe de piscine de 500 W. L’effet d’entrainement des particules n’a rien à voir et le colmatage qui intervient dans un filtre de piscine après plusieurs jours selon l'utilisation et la couverture éventuelle de la piscine. Il fut quasi immédiat dans un bonnet de laine avec l’échantillon chargé, mais non réalisé avec les échantillons d’eaux claires. 

 Précisons les différents modes d’action des filtres :

Le tamisage mécanique retient rétention les particules plus grosses que la maille du filtre ou que celle des éléments déjà déposés formant eux-mêmes matériau filtrant. Ce phénomène intervient d’autant plus que la maille du matériau filtrant est plus fine : il est de peu d’importance pour un lit filtrant composé de matériau relativement grossier, en revanche il est prépondérant dans une filtration sur support mince : tamis, manchon filtrant… Ce type de tamisage intervient peu dans l’affaire Grégory du fait de l’absence de pression de l’eau et de l’épaisseur du bonnet de laine qui est dix fois plus important qu’un filtre-tamis. 

 La rétention dans les espaces intergranulaires est déterminante. La taille de la particule comparée à celle des pores, pourrait lui permettre de traverser le matériau filtrant sans être arrêtée et pourtant, lors de sa trajectoire tortueuse dans le lit, des zones de moindre courant et des contacts particule/matériau vont permettre sa capture. C’est un mécanisme très important dans la filtration en profondeur.

 La fixation des particules à la surface du matériau filtrant est favorisée par une faible vitesse d’écoulement. Elle est due à des forces d’origine physique (coincement, cohésion…) et à des forces d’adsorption, principa­lement les forces de Van der Waals.

Les mécanismes de détachement : Sous l’action des mécanismes précédents, il se produit une diminution de l’espace entre les parois du matériau recouvertes de particules déjà déposées. La vitesse d’écoulement inter­granulaire augmente. Les dépôts déjà retenus peuvent alors se détacher partiellement et être entraînés plus avant dans le matériau filtrant (progression du « front de filtration ») ou même dans le filtrat (« crevaison »).

Les particules solides contenues dans un liquide et les particules colloïdales plus ou moins floculées n’ont pas du tout les mêmes caractéristiques et ne réagissent pas dans la même proportion aux divers mécanis­mes précédents. La filtration directe d’un liquide dont les matières en suspension conservent leur état et éventuellement leur charge électrique est donc très différente de la filtration d’un liquide coagulé.

 Le colmatage et le lavage du matériau filtrant : On appelle colmatage l’obstruction progressive des interstices du matériau filtrant. Comme déjà vu, le col­matage provoque une augmentation de la perte de charge et si l’on fonctionne à pression d’alimentation constante, le débit du filtrat baisse (filtre à débit décroissant, « declining rate »).

Si l’on désire fonctionner à débit constant, il faut donc :

– soit augmenter la pression appliquée au lit filtrant au fur et à mesure du colmatage (ex. : filtre «à encrassement»);

– soit maintenir cette pression constante et placer à la sortie du filtre un système de régulation qui exerce une perte de charge complémentaire, laquelle décroît au fur et à mesure que le lit se colmate : ces filtres dits « à compensation du colmatage» sont les plus utilisés en traitement des eaux.

La vitesse de colmatage dépend :

– des matières à retenir : elle est d’autant plus grande que le liquide est plus chargé en particules, que ces matières ont une plus grande cohésion et qu’elles sont susceptibles, elles-mêmes, de prolifération (algues, bactéries) ;

de la vitesse de filtration ;

– des caractéristiques de l’élément filtrant : dimension des pores, homogénéité, rugosité, forme du maté­riau.

Le filtre est colmaté lorsqu’il a atteint la perte de charge maximale prévue par construction. Il importe alors de le ramener à son état initial par un lavage efficace dont le mode est lié au type de filtre et à la nature des éléments retenus. Le temps de fonctionnement écoulé entre deux lavages successifs s’appelle un cycle de filtration.

Choix du mode de filtration

Le choix entre les divers types de filtration sur support ou sur lit granulaire dépend de plusieurs critères :

– caractéristiques du liquide à filtrer, de ses impuretés et de leur évolution dans le temps ;

– qualité du filtrat à obtenir et tolérances admises ;

– conditions d’installation ;

– possibilités et moyens disponibles pour le lavage.

La possibilité d’un lavage aisé, efficace et économique est aussi importante dans le choix du filtre que l’obtention de la meilleure qualité de filtration, étant donné que cette dernière ne se conserve dans le temps que si le lavage permet de retrouver en début de chaque cycle les caractéristiques d’un filtre propre.

Les différents filtres

Mr "je sais rien" a évoqué le filtre à sable qui est le moins performant dans une piscine.Il incite  le lecteur  à penser que les particules qui ne sont pas arrêtées par le filtre de piscine ne seront pas arrêtées par un bonnet de laine. 

 Les piscinistes utilisent les filtres suivants dont les performances sont croissantes : 

 – filtre à sable, performance 40 microns mais il n'est pas exclu que Desjoyaux qui vend des piscines bas de gammes utilise une filtration à 80 microns. 

– filtre à cartouche, performance 15 microns,

– filtre à verre poli, performance 15 microns,

– filtre à zéolithe, performance 5 microns

– filtre à diatomées, performance 2 à 5 microns

J’ai installé trois piscines dans mes maisons: une intérieure en parpaing à bancher recouverte de résine possédant une filtration à sable, une intérieure en parpaing à bancher recouverte d'une résine polyuréthane de marque Etandex avec filtration à diatomés et une extérieure en béton projeté recouverte de résine étandex et d'un carrelage collé à la résine avec joints en résine avec filtre en cristaux  de verre.

Il est aisé de vérifier que les diatomés mesurent entre 5 microns et 500 microns. Il n’est donc pas nécessaire de posséder un microscope électronique pour les visualiser. Un microscope stéréoscopique couplé à une caméra, un ordinateur possédant un logiciel de type Videomet permet de visualiser les diatomées et de déterminer leur taille. Notre laboratoire est équipé de ce matériel. 

 Considérons maintenant d’autres filtres composés de matériaux biologiques destinés à des gouttelettes d’eau comportant des bactéries ou des virus.

Le masque en tissu filtre les particules de 3 microns, le masque chirurgical bloque les particules de plus de 1 micron et le masque FFP2 (N95 aux États-Unis) est le seul à bloquer les coronavirus qui mesurent 150 nanomètres. Cela ne signifie pas que les trous du masque FFP2 mesurent 150 nanomètres, ils peuvent être plus larges, mais il se crée un mouvement brownien qui piège les particules dans l’épaisseur du masque. Ce phénomène semble intervenir dans le passage de particule dans un bonnet de laine qui est assez épais.  Il est évident que toutes les diatomées  sont bloquées par ces masques. Les tissus possèdent une capacité de filtration biuen supérieure aux dispostifs utilisés en piscine. Les piscinistes ne peuvent pas utiliser des filtres en tissus car ils seraient instantanément colmatés surtout en piscines extérieures.

Les anciens utilisaient des chaussettes pour filtrer le café dénommé « jus de chaussette ». On utilise aujourd’hui des filtres de lin biologique qui ont un pouvoir filtrant de 10 microns.  Nous pouvons donc déduire théoriquement que les particules de moins de  10 microns ne traversent pas les chausettes en laine et à fortiori les bonnets deux fois plus épais. Nous pouvons imaginer que le bonnet plus épais va bloquer des particules de 5 microns, c'est à dire l'ensemble des diatomées mais pas les  bactéries (1 micron) ni les virus (150 nanomètres).

 Notre étude expérimentale confirme que des petites particules de moins de 10 microns ont effectivement traversé la chaussette ou le bonnet dans lequel nous avons versé l’eau de la Vologne en limitant  la pression à la gravitation terrestre ce qui nous éloigne de la pompe de piscine. Ces particules ne sont pas visibles à l’œil et à la loupe. Il faut les observer à un grossissement de 240 voire 580 pour les reconnaitre. On peut douter que le légiste ait utilisé de tels instruments à cette époque. De plus certains échantillons d’eau de la Vologne ne comportent pas ou très peu de particules visibles tandis que d’autres comportent des déchets de bois et des insectes qui ont été bloqués par le bonnet. La filtration par le bonnet clarifie de façon drastique l’eau de la Vologne. Elle bloque la totalité des diatomés visibles à loeil nu, à la loupe (x20) ainsi qu'aux microscopes à grossissemnt inféieur à 150. L

Analyse de l'eau de la Vologne.

Nous avosn publié dans le livre une photo montrant des particules présentes dans l'eau. Certaisn échantillons étaient parfaitement transpartents, exempts de diatomés, d'autres très chargés de débris flottant en surface l'insectes, bois en décomposition). Grégory a respiré très peu de temps, quelques secondes, dans l'eau.Nous avosn fait passer l'eau à travers un bonnet et une chausette en laine. 100% des particles de plus de 10 microns ont été bloqué set 50% des particules de plus de 5 microns ont été aussi bloquées.  L ’expérience est parfaitement reproductible et à ce jour, aucun scientifique n’a contredit notre démonstration.

Dans le cas du Covid, plusieurs expériences ont été conduites. Il a été démontré qu'une écharpe de laine ne bloquait pas le virus et pire contribuait à augmenter le risque ce qui n'a rien d'étonnant. Dans un  premier tyemps, le bonnet bloque bien les goutelettes mais la laine les assèchent. le virius se libère et le porteur exhale des particules A de virus qui sont très dangereuse car elle se déplacent à 3/4 m contre 1à 2 m pour les particules G ( goutelettes). On se référera à notre ouvrage Covid-19 mensonges et vérités pour approfondire le sujet. 

 Conclusion : méfiez-vous des trolls qui investissent le net. On les reconnait à leur anonymat. Leur objectif est de diffamer sans risque et de semer le doute chez les personnes de bonne foi qui cherchent à s’informer. Il convient de les remettre à leur place  et de demander s’ils persistent dans leurs nuisances leur exclusion au webmaster du blog ou du groupe Facebook. 

 

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